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Maison de la Nature et de l'Environnement |
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Lors du débat public qui s’est déroulé en 2003 pour répondre à la question « La liaison autoroutière Amiens Lille Belgique est-elle opportune ? » l’association EDA a assisté à de très nombreuses réunions et publié plusieurs interventions écrites reprises dans le journal Bouffée d’air ainsi que dans les rapports du Conseil de développement en tant que membre du collège sociétal de cette instance.
Nous y développions les arguments nous paraissant les plus pertinents pour tout simplement refuser une nouvelle voie routière et montrer la nécessité de développer de toute urgence les alternatives à la route que sont le ferroviaire et la voie fluviale répondant ainsi aux exigences fondées du protocole de Kyoto.
Nous avions aussi relevé le fait que les autorités françaises n’avaient pas réellement concerté les autorités belges pour savoir où aboutirait cet axe autoroutier, le terme "Belgique" laissant planer un choix français à confirmer certes, mais faisant preuve surtout d’une grande désinvolture vis-à-vis de nos voisins.
Ce débat a tourné court du fait de la décision arbitraire du gouvernement Raffarin de réaliser cet axe « de première importance » avant même le dépôt du rapport du préfet Carrère qui avait mené ces rencontres avec un esprit d’ouverture et d’écoute remarquable. Vous comprendrez certainement le mépris et l’humiliation subis par les associations et l’ensemble des personnes ayant participé à ce « faux » débat : c’est une pratique courante de la démocratie actuelle puisque les mêmes attitudes ont été reproduites avec le débat sur l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure et la décision unilatérale de construire l’EPR 3ème génération à Flamanville.
Plusieurs maires s’opposent maintenant à la réalisation de cet axe routier se basant sur les mêmes arguments que ceux présentés lors du débat public. La montée de ce front du refus ne peut que nous réjouir car c’est ensemble que nous pourrions réussir à classer définitivement un dossier qui n’a plus lieu d’exister.
Il est temps de développer avec des moyens conséquents les alternatives à la route. Il est temps de tenir compte démocratiquement des avis de TOUS et de convaincre l’Etat de l’inopportunité de ce projet afin qu’il décide enfin de l’abandonner !