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A l’automne 2004, si rien n’est fait, la France adopte une loi à contre courant

lundi 15 novembre 2004.
 

Depuis quelques années, plusieurs pays européens ont décidé de s’engager progressivement vers la sortie du nucléaire.

La France, elle, s’apprête à adopter, à l’automne 2004, une "loi d’orientation sur l’énergie ".

"Loi d’orientation sur l’énergie " : Joli nom qui pourrait laisser penser à une vision porteuse d’avenir, de vie, pour nous et pour nos enfants et leurs enfants.

“ L’avenir ”, selon cette loi, c’est l’objectif minimaliste de respecter pour 2010 l’engagement européen de 21% d’électricité produite par les énergies renouvelables (1).

“ L’avenir ”, selon cette loi d’orientation, c’est la relance du programme nucléaire français pour les 20 prochaines années, avec le projet de construction d’un nouveau réacteur, l’EPR.

Une action non violente : le jeûne politique Vivre sans nucléaire

Absence de “ vrai ” débat sur un thème aussi déterminant pour notre avenir, décision unilatérale, échéance trop courte pour réorganiser des débats en période estivale : nous sommes floués !

Face à l’imminence de l’adoption du projet de loi, trois personnes ont débuté à Paris un jeûne politique. Il s’agit de Michel Bernard (Revue Silence), André Larivière (Réseau Sortir du nucléaire) et Dominique Masset (Mouvement pour une insurrection des consciences). Depuis le 21 juin, de l’eau minérale comme unique régime. Les bouteilles vides sont adressées au Président de la République. Attention, un jeûne politique, c’est une action non violente et différente d’une grève de la faim. Le jeûne est à durée indéterminée mais limitée (avant que des effets irréversibles sur la santé ne surviennent).

70 comités locaux de soutien se sont déjà créés dans toute la France pour les soutenir, relayer leurs demandes et informer les citoyens français des choix à contre courant qui risquent pourtant, si l’on ne fait rien, d’être adoptés cet automne à l’assemblée nationale. Alors que les enjeux sont déterminants pour l’avenir de TOUS, ce vote risque de se faire dans l’indifférence générale. Deux demandes formulées par les jeûneurs :

 l’abandon du projet EPR (Réacteur européen à eau pressurisée)

 la réorientation des budgets de recherche vers les énergies renouvelables et vers les économies d’énergie.

Ces demandes ne sont en fait que le simple reflet de la politique adoptée par l’ensemble de nos partenaires européens.

(1) Libération, 28 mai 2004



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